#7– Plonger sans réfléchir ou observer depuis sa serviette ?

Cher.e.s tou.te.s,

Oh, je suis contente de vous retrouver ! Il m’a fallu un peu de temps pour atterrir de mes aventures fangirlesques, mais ça y est, je suis motivée, inspirée, boostée. Un gros mois de travail a commencé chez Éditions Chloé, avant de prendre des vacances, du 10 août au 2 septembre. Mais je ne suis pas là pour vous parler de mon actu business, pour ça, y’a mes stories Insta.

Sans plus tarder, je vous embarquer dans mes pérégrinations du jour !

💭 Pensées (pas si) brèves & brèves pensées

Deux cas de figure, quand on se lance à son compte : on le choisit ou on tombe dedans “accidentellement”. Au milieu, il y a… moi (mais qu’elle est autocentrée, celle-là) : repoussée par l’idée d’un CDI, mais pas emballée par la perspective de monter ma boîte.

Je savais juste une chose : non, je n’avais plus envie d’être enfermée dans un bureau ou une salle de classe 35 heures par semaine juste parce que c’est ce qu’on (la société ?) attendait de moi.

Même avant la pandémie, quand l’entreprise traditionnelle (bien que moderne) était un poil moins flexible qu’aujourd’hui. J’ai jamais été trop à l’aise avec tous ces codes vieux de mille ans, être surveillée parce que suspectée de ne rien faire en télétravail (ugh), mille appels & visio improvisées par jour pour s’assurer que la charge mentale soit bieeeeen présente, les magouilles, le sexisme et les différences de traitement entre les employé.e.s, etc. Non, vraiment, très peu pour moi.

 

Zone de confort : détachez vos ceintures, fin du manège !

Non, définitivement, se mettre à son compte n’est pas un “ultime recours” ou une solution temporaire jusqu’à ce que l’on trouve mieux. C’est un choix conscient, c’est une vraie décision de carrière, qui change le cours d’une vie. Même si on n’est pas forcément arrivé là de son plein gré, que c’était “par défaut” et par envie de s’éloigner du chemin tout tracé du CDI.

Alors, personnellement, j’ai plongé. Sans trop réfléchir, peut-être, en tout cas pas assez aux yeux de certain.e.s. Pourtant, c’est la meilleure décision de ma vie – et je n’exagère pas. Si je vous parle de ça, c’est pour plusieurs raisons.

Déjà, l’injonction à la formation ou à la réflexion pendant 100000 ans… Même avec mon bagage de meuf anxieuse, je suis plutôt partisane de “on y va et on voit”, j’aime l’idée d’apprendre sur le tas. Surtout quand t’as pas trop le choix, parce qu’en l’occurrence, il est hors de question de retourner au salariat.

En fait, j’ai l’impression que si on réfléchit trop, on reste immobile. Et qu’à force de réfléchir, on prend peur. J’ai l’impression que plein de meufs restent à ce stade-là (pour plein de raisons qui les regardent hein, no shaming ici), notamment à cause de la crainte immense que leur inspire l’idée d’aller de l’avant… Vers un “avant” inexploré, inconnu.

 

Le besoin d’impulsion

Attention, pep talk. Je l’ai déjà dit sur Instagram, l’an dernier : lancez-vous, suivre 200000 formations ne fait que retarder votre plongeon, c’est une excuse car vous redoutez ce gros changement. Vous êtes freelance, pas élève professionnel.le. Passer sa vie à réfléchir et anticiper le pire c’est rester passif.ve, si vous voulez que ça bouge, faut passer du côté de l’action et prendre des risques !

Évidemment, selon l’ampleur du projet, oui, mieux vaut réfléchir un peu. Si vous allez à la banque emprunter 100K pour votre projet entrepreneurial, effectivement, mieux vaut ne pas se lancer tête baissée sans réfléchir. Mais quand on se lance en indépendant.e, y’a déjà moins d’enjeux, non ?

Et la stabilité financière, Chloé ? Well, vous avez raison. En bonne stressée de la life et ayant vraiment galéré pendant mes études, c’est la principale chose qui m’a préoccupée.

 

Peur de manquer = motivation

Un peu de contexte : je me suis lancée à plein temps le 6 octobre 2020, lendemain de la fin de mon contrat de professionnalisation de 2 ans et de la soutenance de mon projet de fin d’études Master 2. Ma seule vision à ce moment-là : j’allais avoir un seul et unique client (mon ancien employeur) pendant le T4 2020, pour avoir un revenu fixe (1200€, pas ouf mais c’était déjà ça) & prendre un peu de temps pour moi en préparant mon site, pour lancement “officiel” en janvier 2021. Ce que j’ai fait.

Et après ? Vous connaissez l’histoire : à partir de là, tout est allé très vite. J’ai enchaîné les projets, sans avoir le temps de mesurer l’ampleur de la chose. Donc non : je n’avais pas de business model. J’ai fait un peu tout et n’importe quoi côté missions, j’ai sous-facturé, j’ai testé mes limites, j’ai frôlé le burn-out, etc.

Jusqu’aujourd’hui, en juillet 2022 : je me fais accompagner côté stratégie business et organisation, je repense mon business model pour répondre à la demande (plus forte que mon offre actuelle) tout en arrêtant les missions qui ne me conviennent plus, je passe de micro-entreprise à société, je me forme à ce nouvel aspect de mon activité, je lance de nouveaux projets et j’apprends à déléguer. Tout ça, je suis loin de l’avoir préparé !

 

Mot de la fin

Rien n’est jamais acquis, j’ai encore plein de choses à apprendre et il s’agit de MON expérience. Est-ce que j’aurais pu anticiper le bon comme le mauvais ? Pas forcément. Est-ce que je changerais quelque chose à la manière dont j’ai atterri ici ? Non, car ça fait partie de mon caractère : j’ai adoré apprendre de la manière (parfois dure) dont j’ai appris le freelancing et l’entrepreneuriat.

Je n’ai pas de conseils particuliers à vous donner ici – j’espère simplement que ce partage d’expérience et cette réflexion vous apporteront des pistes, où que vous soyez dans votre parcours !

✏️ Copy Crush

Parfois en français, parfois en anglais, selon mes trouvailles.

Miracle : je vous ai trouvé un site francophone. Il était dans ma stash secrète depuis plusieurs semaines, je viens de me rappeler de son existence.

Il s’agit d’Ulé Beauty, la marque de skincare “naturelle” (les guillemets parce que je me méfie du greenwashing), créée par Shiseido. La marque se positionne comme assez premium car innovante : technologie d’”agriculture verticale”, beauté raisonnée, etc.

Greenwashing ou pas, là n’est pas le débat, ici je souhaite analyser la stratégie éditoriale, la cohérence du branding à l’écrit et m’intéresser aux mots. Heeeere we go.

Baseline : “Le futur du soin botanique”. Simple et efficace. C’est bien résumé, je vous parlais du positionnement, tout y est.

Copy globale : je la trouve clean et convaincante, rassurante en tout cas. Je dénote néanmoins une redondance de “Nous” : “nous avons créé”, “nous croyons”, etc. Ça me donne l’impression qu’une secte s’adresse à moi, pas vous ?

Champ lexical : sans surprise, les mots comme “nature”, “harmonie”, “avant-gardiste”, “raisonnée”, “vie”, “environnement”, “éco-consciente”, “pure”, etc. affluent sur tout le site. Rien à dire, c’est le principe de la marque et c’est tout à fait cohérent !

Naming : les noms des produits me laissent un peu perplexe. J’aime les partis pris, vous le savez. Pourtant, ici on est sur le parti pris du franglais : les sérums se nomment “Joie de Youth”, “Avoir It All” ou encore “Oh La Plump”. Alors je trouve ça un peu bullsh*tos de millennial (à la Glossier) et pas forcément adapté au positionnement minimalist-futuro-botanique, mais ce n’est que mon humble avis.

Fiches-produits : ce que j’ai du mal à comprendre, c’est la fantaisie des namings un peu sortie de nulle part… Alors qu’en parallèle, les (longues) fiches-produits sont plutôt basiques. Outre le travail de SEO accompli (je n’en doute pas), il y aurait eu un sacré taf de storytelling à faire sur l’imaginaire des client.e.s ou des jeux de mots en rapport avec les noms des produits.

CTA (boutons d’appel à l’action) : “en savoir plus”, “découvrir”, “ajouter au panier”… Je maintiens que les call-to-action sont l’occasion de saupoudrer de l’image de marque à petite dose, certes, mais en dose discrète et efficace !

 

Ce que l’on retient du site d’Ulé Beauty :

C’est cool de se revendiquer minimaliste/clean/pur, c’est mieux d’ajouter un twist de fun ou de jouer la carte à fond (cf. naming)

Attention aux redondances : pour éviter que trop de phrases commencent par le même mot (ici “Nous”), on apprend à changer les mots de place et varier ses tournures. Promis, c’est un jeu auquel on prend goût ! Observez la manière dont les gens écrivent pour éviter les répétitions, notamment lorsque vous lisez des magazines, blogs ou bouquins. Votre cerveau va vite imprimer.

Un champ lexical adapté, en cohérence avec votre image de marque, viendra renforcer votre promesse de valeur. Même si je ne suis pas prête à mettre 72€ dans un sérum pour le visage, à la lecture du site, la valeur perçue me paraît pas piquée des hannetons.

Merci d’avoir suivi jusqu’ici ! Maintenant, le reste, c’est que du bonus.

🍭 Minute Pop(illon)

À voir :

📺 Only Murders In The Building S02 (Disney+)

Un nouveau meurtre, le même trio improbable : on prend les mêmes et on recommence ! Et c’est trop cool. Je n’en dis pas plus, j’ai toujours peur de spoiler. Si vous ne savez pas quoi regarder en ce moment, que vous aimez les comédies et les pseudo-détectives, foncez !

À lire :

📖 Everything I Need I Get From You – Kaitlyn Tiffany

 

Dans la continuité de ma dernière newsletter : sur Internet, y’a les fandoms et y’a le reste du monde. Et dans les fandoms, y’a des meufs drôles et intelligentes qui écrivent des livres sur leur expérience de fan de 1D. J’ai été heureuse de lire l’expérience d’une fan de mon âge et de retracer toute cette histoire depuis 2012, entre le cyberbullying, le tracking d’avion, les fans theories. Mais surtout la fois où Harry Styles a vomi sur le bord de la route à LA et qu’une fan est allée planter un panneau à l’endroit en question.

🌷 Ety-mot-joli

Chaque mot a son passé. Parfois insoupçonné, souvent surprenant… 👀

Impulsion :

Un mot emprunté du latin impulsio : littéralement l’action de pousser, l' »incitation ». Si on va encore plus loin, le mot est un dérivé d’impellere, « heurter, pousser vers, inciter à ». J’aime bien ce mot, il inspire autant une force négative que positive !

Positive ? On se donne une impulsion pour sauter.

Négative (à discuter) ? Agir sous l’impulsion de la colère, de la passion, de l’émotion…

Sur ce, j’ai du pain sur la planche. J’attends vos retours à propos de cette nouvelle édition !
On se retrouve dans deux semaines, même heure, même endroit.

See you!

Chloé

Au fait, moi c'est Chloé

Ensemble, (ré)imaginons votre propre voix et rendons-la reconnaissable entre toutes.

Copywriting version DIY

Mes templates de séquences mail prêtes à l’emploi,

Précédentes éditions

La prochaine ?

Texte entre amies

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