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Club Édito #47
06 juin 2025
Vous désabonner ? Ça fera 80€ 🤓
Temps de lecture estimé : 10 minutes, 22 secondes.
Cher Club Édito,
J’essaie de finir cette newsletter depuis des semaines, donc d’avance, veuillez m’excuser si des infos sont obsolètes !
On pourrait croire que ce bad buzz d’Adobe est récent. Mais la colère monte depuis plus de 5 ans ! Chaque semaine, un nouveau tweet viral expose les pratiques douteuses de cette entreprise.
![]()
Gergely Orosz
@GergelyOrosz
Adobe has been pulling the same unethical pattern for 5+ years: sign up for (what you think is) monthly; then when you cancel, charge you a massive cancellation fee (+lose immediate access)
Every week, a complaint goes viral. Adobe doesn’t care.
Love this page collecting them:
10:57 PM • May 12, 2025
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Apparemment, Adobe n’a toujours pas compris. Et ce qui ressemblait à un simple incident devient une rengaine qui dure un peu trop. Leur dernière victime la plus visible ? PewDiePie, aka l’un des Youtubers les plus suivis au monde.
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sid
@immasiddx
PewDiePie calls Adobe a “garbage company” after getting hit with a $65 unsubscribe fee.
How long until all big creators start boycotting Adobe? 👀![]()
3:30 PM • Apr 30, 2025
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Il a publié une vidéo dans laquelle il se plaint d’avoir été piégé par un abonnement Adobe. Et il n’est pas le seul : chaque semaine, un tweet explose. Y’a carrément un site qui les recense.
Chaque semaine, une personne découvre qu’en voulant résilier son abonnement mensuel, elle doit payer plus de 80€ de frais… Et perd l’accès à ses fichiers instantanément.
Oui, même si elle a déjà payé le mois en cours. LOL.
Un abonnement mensuel (à condition que tu restes 12 mois)
Ce qui coince, c’est ça : les gens pensent s’abonner au mois, et découvrent après coup qu’ils se sont engagés pour un an.
Or, ce n’est pas juste un faux pas. C’est un modèle d’affaires.
Un modèle basé sur :
- La création volontaire d’un flou artistique des offres
- L’engagement caché dans les petites lignes
- La dissuasion par la sanction financière
Et surtout : une posture de sur-puissance. Aaaah, ce réflexe de certaines grandes boîtes tech qui pensent que, comme elles ont me monopole, elles sont trop grosses pour tomber. Mais l’Histoire nous a déjà prouvé qu’elles se mettaient le doigts dans l’œil. Demande à Myspace. Ou à Blackberry. Ou à Kodak !
Pendant ce temps, chez les ouafs
Tu veux voir ce que ça donne quand une marque respecte ses clients même quand ils partent ?
Barkbox, c’est une box mensuelle pour chiens.
Quand un·e abonné·e résilie son abonnement parce que son compagnon est décédé 💔… Ils envoient une carte de condoléances écrite à la main. Avec un portrait personnalisé de l’animal. C’est ça, faire preuve de décence. D’écoute. D’humanité !
Même si ça n’a rien à voir, contraste avec Adobe est vertigineux, en termes d’expérience client, non ?
Bien sûr, c’est du customer care et c’est purement marketing ; parce qu’ils savent que même si l’abonnement s’arrête, la relation peut continuer. Les personnes seront touchées et seront plus susceptibles de recommander la marque. Ou de revenir. Mais bon, ça laisse un goût un peu moins amer que la facture salée d’Adobe, non ?
Et puis il y a Netflix.
Netflix ne t’envoie pas 14 mails pour nous retenir quand on veut partir. Ils ne culpabilisent pas. Ils ont juste mis un bouton géant : Annuler l’abonnement.
Et quand on veut revenir ? On peut. Facilement. Ils disent même : “Bienvenue à nouveau, Reader.”
Et entre temps, ils ont sorti trois nouvelles séries. Ils ont parié sur le manque, pas sur la menace. Sur la qualité, pas sur la peur de perdre un client. Ils ne paniquent pas, parce qu’ils misent sur l’envie de revenir.
D’ailleurs, faut voir ma joie de retrouver Netflix depuis deux semaines, après une longue période sans abonnement et Unbreakable Kimmy Schmidt ! Ils savent que la fidélité ne s’achète pas : elle se mérite.
Pourquoi je vous raconte ça
Certaines entreprises pensent que la fidélité se verrouille. D’autres ont compris qu’elle se travaille.
Adobe fait partie des premières. Barkbox et Netflix, des secondes. Et nous, en tant qu’indépendant·es ? On a un choix à faire.
Tu proposes des abonnements ? Un accompagnement mensuel ? Des offres récurrentes ou un programme long ? Alors pose-toi la question : comment tu dis au revoir à tes client·es ?
Tu les laisses partir avec un nœud au ventre ou avec une dernière impression positive ? Tu leur rappelles qu’ils ont bien fait de bosser avec toi, même si c’est fini ?
C’est dans les fins qu’on construit la suite. Regarde la fin de Wicked, des épisodes de Handmaid’s Tale, d’un livre de la saga Hunger Games ; d’un volet à l’autre, on nous laisse un goût de reviens-y, une invitation à avoir envie de connaître la suite. Une belle sortie peut laisser la porte ouverte. Une sortie foireuse peut détruire toute la relation ! Comme la dernière saison de S*x Education ou la fin décevante de certains films.
En plusieurs années de freelancing, j’ai appris qu’il était très important de ne PAS bâcler les fins de prestations car je veux que les personnes partent en se disant :
“J’ai adoré travailler avec elle. Je reviendrai, je la recommanderai. C’est sûr.”
C’est un travail constant, car les attentes de ma clientèle évoluent et, bien sûr, tout ne dépend pas de moi. Mais je fais de mon mieux pour m’améliorer constamment et proposer la meilleure expérience possible à mes clientes.
J’espère que cette newsletter vous inspirera à faire de même et/ou à observer ce que vous proposer vos abonnements et autres achats du quotidien 😇
On en parle ?
Répondez à cet e-mail ou venez échanger sur Instagram !
Le GRWM (get ready with me, les vidéos où l’on se prépare en vidéo et parle en expliquant sa routine makeup) le plus rentable de 2024/2025 :

Pas besoin d’un brief UGC, d’un script, de code promo, d’un tunnel de vente. Juste Billie qui se maquille avant un concert et décide de partager sa routine makeup détaillée sur TikTok !
La marque du lip stain (et les autres, je n’en doute pas) qu’elle utilise se retrouve propulsée sur le devant de la scène :
Pas de placement de produit officiel, mais un produit vite sold out !
Ça m’a rappelé le cas Taylor Swift qui débarque au Eras Tour avec un rouge a priori infaillible, pour tenir 3H30.
On chuchote : ce serait un rouge à lèvres de la marque Pat McGrath Labs. Quelques rumeurs TikTok, et le produit est introuvable pendant des semaines. Et ce, plusieurs fois de suite.
Pourquoi ça cartonne ?
Parce que ça coche les cases que la meilleure campagne UGC du monde galère à cocher :
- Authenticité perçue (c’est elle qui l’a choisi, pas une sponso)
- Symbole de statut (si c’est bon pour cette personne que j’admire, c’est bon pour moi)
“If Billie wears it, you know it’s good.”
Le marketing le plus puissant, c’est celui qu’on ne voit pas venir
Et c’est aussi pour ça que les créateur·ices UGC rêvent d’être une Billie (wink wink).
Le name dropping, c’est du marketing d’influence à l’état pur. Quand c’est bien placé, c’est la meilleure preuve sociale, c’est bien plus efficace qu’un spot télé ou que n’importe quel partenariat, parce que derrière, tu as toute une fanbase prête à acheter la même chose que son idole. Et là, on a tout ce dont les marques rêvent :
— Une figure d’influence organique.
— Une vitrine vivante, qui fait vendre juste en étant là, sans forcer.
— Une cliente qui devient ton plus gros canal d’acquisition.
Ce mois de mai était… ?????? Je n’ai pas fait de pont, j’ai bossé comme un zinzin pour assurer à la fois mes missions clients + le lancement de la première édition de mon Copy Lab (mentorat pour les copywriters, si vous n’avez pas suivi).
En vrac, quelques nouvelles de toutes sortes parce que je sais que vous êtes des fouines :
- La saison des brocantes bat son plein, c’est dans mon top 3 de raisons acceptables de se lever tôt, après voyages et concerts (en numéro 1).
- Pourtant, quand le réveil sonne, je regrette chaque matin de ne pas avoir pris de vacances entre Noël (!!) et AOÛT ! Qu’est-ce que j’avais dans la tête ?!
- En attendant, j’ai la tête dans le guidon mais je réalise une belle année niveau CA (duh! facile quand on prend pas de vacs) et mon travail porte ses fruits : je suis bookée jusqu’en octobre !! Mais avant ça :
- Tayloooooooooor a racheté ses albums !!!!
- Une de mes hyperfixations préf est de retour from 2009 : Ebay.
- Les concerts reprennent ce mois-ci pour moi, avec deux allers-retours à Paris pour revoir Billie + Beyoncé, puis un week-end outre-Manche pour revoir Lana. Joiiiiiie, même si ça me demande pas mal d’orga pour cumuler mes déplacements, notamment quand Billie décide de faire son concert un mardi random. Hâte de revoir mes pépettes Lorde & Lady Gaga en fin d’année également, sans oublier Ethel Cain et surtout, SURTOUT ma vie entière : LE ROI SOLEIL (ptdr, deux salles deux ambiances).
- Je continue d’être régulière dans mes lectures :
Enfin, élue meilleure headline croisée pendant ma veille :
Franchement, je pense à rien (et à tout), sauf à mener à bien mes missions et à survivre jusqu’à mes congés. Enfin, quoique, tout ce temps, j’ai pensé à… VOUS ÉCRIRE. C’est déjà bien.
Vu :
The Handmaid’s Tale S06
En deuil de la fin de cette série qui a osé changer l’histoire des livres et m’a donc traumatisée.
Poker Face S02
Très fun, j’avais adoré la saison 1 ! La saison 2 se repose un peu trop sur son casting (de dingo), mais je lui pardonne.
The Rehearsal
J’avais adoré How To With John Wilson, j’aime un peu moins cette série mais j’aime les programmes aux allures absurdes mais qui analysent les gens en finesse (devinez pourquoi j’aime être rédactrice).
Lu :
Greta et Marguerite
Lu d’une traite, un samedi tout gris ! J’avais beaucoup aimé Les Jours Mauves, le premier roman de Kalindi, l’une des voix du podcast 4 quarts d’heure, que j’écoute religieusement chaque mardi.
Dans la maison d’été
I love myself a good saga familiale dont une maison de vacances cossue est témoin, sur des générations. Un peu triste celle-ci, quand même. Mais j’ai adoré !
Le mot de la semaine : ratapon
Oui, ratapon. C’est le petit nom donné au jeune rat ou, selon certains vieux textes, à un enfant mal peigné. On ne sait pas trop si c’est une insulte affectueuse ou un terme rural oublié… Mais avouez que ça claque ?
À utiliser dans une phrase pour briller inutilement :
“Je me suis levée telle un vieux ratapon.”
“Il pleuvait des ratapons.” (non, en vrai, ça ne veut rien dire)
Liens et lectures que je partagerais dans notre group chat.
- 🏳️🌈 Tiens tiens, bizarrement, les marques sont bien silencieuses cette année, en ce mois des Fiertés.
- « L’écriture inclusive n’a jamais tué personne »
- Coachella en 4 fois sans frais ou quand la fête devient un crédit à la conso
- Ce que l’overdose de conseils fait à notre cerveau
- Google Maps x Billie Eilish aka la collab improbable
- Créateurs & crise : recessionposting, mode d’emploi
- La « musique vide »
- Whiskas lance son… Purrcast 🐱
- Ce rapport de Hinge sur le dating !
- Business idiot era
- TikTok, Gen Z et (dés)info : qui croire (encore) ?
- C’est quoi, un labubu ?
- La rom-com, outil de lutte (🇫🇷)
- Le retour des valeurs tradi : plongée dans la womanosphere
- Conclave et shitposting : les mèmes du Vatican
- Pantene x TikTok, une campagne qui fait mouche
- Reels verrouillés pour stalker en toute discrétion
- Tradwives 2.0 : fuir le patriarcat… via le patriarcat ?
- Femmes rurales & méritocratie, l’autre fracture sociale
- Annie Ernaux : « j’écrirai pour venger ma race »
- Et pour finir : tu m’envoies des reels pour me tuer ?
Allez, je file.
C’est vendredi et je dois traîner dehors avec les animaux, comme l’indique ce programme (tout naturellement, je viens de retirer une tique à un des chats errants qui squattent mon jardin).
À bientôt !
Chloé
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Chloé Kieffer
Rédactrice marketing et créatrice de la newsletter Club Édito
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