#04 – C’est pas toi, c’est moi.

Cher.e.s tou.te.s,

Comment allez-vous ? Non, je veux dire, vraiment ? D’après mes échanges quotidiens avec ma communauté, j’ai l’impression qu’on traverse globalement une phase orageuse. Tenons bon 💗 Et priorisons notre bien-être !

Et, justement, je voulais vous revenir sur un sujet indirectement lié à la (ma) santé mentale.

💭 Pensées (pas si) brèves & brèves pensées

Des fois, pour avancer, il faut prendre des décisions. Des décisions pas évidentes, délicates, qui ne concernent que nous ou pire : des décisions un peu coton à annoncer, parce que d’autres entités en dépendent (plus ou moins).

Déjà, prendre une décision qui chamboule sa vie perso et/ou pro, c’est difficile. Mais alors quand il faut le dire… C’est jamais une partie de plaisir, notamment quand on a des tendances de people pleaser malgré soi.

Peut-être que vous l’avez compris, ou que vous le saviez déjà si vous avez suivi mon bilan avril/mai en story, mais le mois dernier, j’ai mis fin à 2 (bientôt 3) collaborations qui ne me convenaient plus. Et je n’ai pas eu de mal (si) à le faire auparavant.

S’il y a bien quelque chose que je peux affirmer, c’est que je me suis jamais sentie autant libérée qu’à la fin de ces collaborations. Et je ne souhaite plus m’enfermer dans ce type de prestation.

Mais revenons à nos moutons et parlons du délicat exercice qu’est la rupture de collaboration.

 

Le sujet tabou de la rupture presta/client(e) 💔

Je pense qu’il y a un certain biais avec les freelances, qui fait que tout le monde nous croit constamment en dèche de travail. Donc nous devrions toujours être empli.e.s de gratitude vis à vis de nos clients, d’avoir du travail et de s’y raccrocher comme s’il n’y avait pas de lendemain. On est souvent dans une position de faiblesse, les clients nous prennent aisément comme acquis.

C’est pour cette raison que ce sujet est, à mon sens, un tabou dans le monde du freelancing. Pourtant, les ruptures font partie de la vie de solopreneuse. Pourquoi il n’y a jamais de conversations autour de la fin des collaborations ? On en PARLE ? C’est pas une question rhétorique, je vais vraiment en parler, du coup.

 

Comment savoir s’il est temps de se séparer d’un.e client.e ?

Entre nous, si l’idée a pop (oui, comme du 🍿) dans votre esprit, déjà, c’est sûrement pour une bonne raison. Sauf que je connais les manigances du cerveau et, pour mille autres raisons, vous allez trouver une tonne d’objections.

“Et si j’avais plus JAMAIS de travail après ça ? Et si je perdais ma stabilité financière ? Et si mon client était tellement déçu qu’il me détesterait à tout jamais ? Et si je préférais mourir qu’annoncer ça à mon client ? Et si je regrettais ?”

And so on.

 

Parce qu’on ressort toujours gagnant en sortant de sa zone de confort, quelques pistes pour déterminer si le moment est venu de vous orienter vers de nouveaux horizons freelancesques :

  • Dès que vous avez des nouvelles de ce client, vous êtes en total stress. Il m’est arrivé de voir mes niveaux d’anxiété grimper en flèche à la simple vision du nom d’une (affreuse) cliente dans ma boîte mail. Big red flag qui m’a poussée à couper les ponts.
  • La mission ne vous satisfait plus, vous êtes totalement démotivé.e et vous êtes découragé.e face à la charge de travail… Être à son compte (en tout cas, pour moi), c’est faire le travail que l’on aime. Pas être frustré.e de travailler sur certains projets et prier pour que ça aille vite.
  • La perspective de préserver votre énergie pour de nouveaux clients, de nouvelles missions, vous enchante plus que jamais
  • Le ratio argent/temps dédié n’est pas correct du tout, ce n’est pas rentable : disons-le, vous pourriez gagner autant, voire plus d’argent, en faisant quelque chose de bien moins chiant.
  • Vos limites ne sont pas respectées, vous avez la désagréable impression d’être salarié.e et sous la coupe d’un boss relou
  • Vous comptez augmenter vos tarifs ou, comme moi, faire pivoter vos services vers autre chose et cette prestation ne fait plus partie de votre nouveau scope.

 

Mes tips pour une rupture clean & sans dommages

Une communication digne de ce nom déjà, c’est la clé pour maintenir la relation intacte (si bonne relation il y a, of course). Alors on explique son souhait, avec transparence et diplomatie. Et surtout, on ne S’EXCUSE PAS de choisir ce qui est bien pour soi.

 

Petit tuto, testé et approuvé par yours truly :

1 – Déterminez le moment idéal et le canal idéal pour annoncer votre décision, référez-vous à votre contrat s’il y a un préavis à respecter. Je recommande d’annoncer cela en visio ou au téléphone, par mail c’est pas fou pour votre image. Sauf si votre client n’est pas du tout fiable en termes de communication ou que la relation est détériorée.

2 – Identifiez les livrables que vous devez à votre client avant de clore la mission. Mais aussi ce que vous devez faire pour aider votre client en votre absence : recommander d’autres prestataires de service, par exemple.

3 – Préparez-vous à toute réaction : ça peut très bien se passer… Ou pas. Croyez-moi, même avec la meilleure relation pro, vous pouvez être surpris.e. Ce n’est pas un moment agréable à passer, mais vous serez soulagé.e après.

4 – Lorsque la fin approche, assurez-vous de régler le sujet de la facturation et du paiement.

5 – Passez à autre chose et vivez votre best life.

Allez, je vous ai tout dit, on passe à la rubrique suivante !

✏️ Copy Crush

Parfois en français, parfois en anglais, selon mes trouvailles.

Ce site, il est mimi, il est bon pour la santé, il me donne la giga dalle (il est 14H50, calme ton estomac, Chloé).

J’aime : l’idée de focus le branding sur la métaphore ”love”. Et la navigation est agréable, le branding est mimi.

D’ailleurs, vous avez vu, le site est en français ? Justement, lisez-bien. C’est peut-être pas une bonne chose.

La marque est néerlandaise, le site a été traduit en 4 langues. Pour la VF, clairement, je pense qu’ils ont juste fait Google Traduction > EN to FR.

 

Quand la traduction ne traduit pas grand chose

C’est quoi le problème avec une copy traduite bêtement ? Eh bien, regardez : c’est truffé d’anglicismes et de tournures bancales. Je pense qu’à force, j’ai l’œil pour repérer les choses comme ça et que, aux yeux de quelqu’un moins avisé, “ça passe”. Mais regardez d’un peu plus près :

Ma voix intérieure lit ça avec un accent british, carrément.

Error 404 ???

Rappelez-vous la dernière fois où vous avez entendu sûmes”.
C’était en CE2, quand vous appreniez les conjugaisons du passé simple.
Vrai.e francophone utilise le passé composé.

3 leçons à retenir :

  • Le texte est “pauvre” : call me chauvine mais le français est une langue un poil plus riche que l’anglais. Ce n’est pas une traduction aussi vague qui pourrait retranscrire cela, hélas !
  • Le résultat manque de storytelling et de personnalité, c’est dommage.
  • La métaphore filée, le branding, autour de l’amour (puisque LOVEchock) tombent un peu à plat à cause des tournures de phrases bancales.

En conclusion ? Tout ceci aurait pu être sublime si, au lieu d’être simplement traduit, un.e copywriter avait basé sa rédaction FR sur le site original (ou EN). Mais ça ne m’empêche pas d’avoir envie de déglinguer une tablette entière (à présent, il est 16H52, j’ai le droit).

🍭 Minute Pop(illon)

Vu :

📺 Conversations with friends

Frances et Bobbi rencontrent Melissa et Nick. Relations compliquées, personnages compliqués, Dublin, bref, tout ce qu’on aime. J’avais lu le bouquin de Sally Rooney, donc j’avais fort hâte de voir cette série. Pas déçue ! Elle arrivera sur Canal+ bientôt, askip. PS : j’ai passé la série à me dire que l’actrice qui joue Frances ressemble trop à Pam de The Office.

Lu :

📖 Goodbye, Vitamin – Rachel Khong

Ruth s’est fait larguer par son fiancé et son père vient d’avoir un diagnostic Alzheimer. Alors, elle quitte son job et retourne vivre chez ses parents. Je l’ai lu en une journée, c’était intéressant et touchant. En plus j’aime trooop quand les livres ne sont pas écrits sous forme de chapitres, mais d’entrées de journal intime (juste la date).

Fun fact : je l’ai acheté d’occasion, dans un charity shop à Brooklyn. Quand je l’ai ouvert le week-end dernier, un ticket de caisse d’une librairie de Santa Cruz s’en est échappé. Ce genre d’anecdote random me ravit, perso.

🌷 Ety-mot-joli

Chaque mot a son passé. Parfois insoupçonné, souvent surprenant… 👀

Poucave :

Mot invariable issu de l’argot, qui signifie « dénoncer quelqu’un, rapporter ses faits et gestes dans son dos ». On l’emploie aussi comme nom féminin, une poucave, pour désigner la personne, homme ou femme, qui “balance” quelqu’un d’autre.

Et là je vous apprends un truc (non, Google me l’a appris d’abord) : comme les autres verbes qui se terminent par -ave (chourave, marave, bicrave, etc.), “poucave” provient de la langue des Roms.

Il existe une variante: “pookie”, popularisée par la chanson du même nom. Cimer Aya, pour les travaux !

Merci de m’avoir lue. Heureuse de constater que vous êtes toujours plus nombreu.ses.x à me lire : vous êtes déjà 290 à recevoir cette 4ème édition, c’est dingo.

Je suis reconnaissante que ma newsletter voyage aussi vite, que ce soit via vos partages bienveillants (💗 sur vous) ou moins bienveillants. À bon entendeur !

See you 🙂

Chloé 🌷

Au fait, moi c'est Chloé

Ensemble, (ré)imaginons votre propre voix et rendons-la reconnaissable entre toutes.

Copywriting version DIY

Mes templates de séquences mail prêtes à l’emploi,

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