#03 – 🎶 Tout est chaoooOoooOs… 🎶

Chers tou.te.s,

Me mettre à écrire, cette missive ou n’importe quel autre texte, c’est toujours quelque chose. Tant de choses à dire, je ne sais jamais par quoi commencer. C’est, comme bien des choses… Une certaine idée du chaos ! Ah, d’ailleurs, j’espère que vous avez tou.te.s Mylène Farmer dans la tête.

💭 Pensées (pas si) brèves & brèves pensées

Le freelancing, c’est un milieu où on nous assomme d’injonctions 24/7. Pour être la Freelance Parfaite™, il faut tracker son temps, il faut adopter une stratégie de customer care, mais aussi s’écouter, soigner son onboarding process, tout en étant disponible pour ses clients, répondre à tout prix aux sollicitations dans les 24H et maintenir l’inbox zéro…

Et si, finalement, les clients attendaient *seulement* que l’on soit une prestataire sympa, avec qui c’est agréable de collaborer et qui fait du bon travail ?

 

La créativité requiert de l’espace

Avant d’être freelance, on est (souvent) des esprits créatifs. Enfin, personnellement, mon métier consiste à écrire et imaginer des stratégies, quoi. Je vis clairement dans ma tête. Je vis de ma plume, littéralement. Et c’est souvent le bordel.

En échangeant avec d’autres meufs issues de domaines plus ou moins proches du mien, j’ai fini par me demander si c’était pas un truc propre à nous, les créatives.

Déjà, on a 0 contrôle sur les moments où on est disposée à créer/écrire/broder/peindre/composer/que sais-je. Au mieux, on connaît à peu près notre rythme naturel, on sait si on est du matin ou pas. C’est pour cette raison que l’on a besoin d’espace : les jours ne sont pas fixes, l’inspiration n’est pas réglée comme du papier à musique.

Mais il est difficile de prévoir le mood du jour. Et y’a des jours, c’est MORT, le cerveau ne suit pas. Les idées ont pris des congés sans prévenir.

Les obligations limitent mon inspiration. Difficile à expliquer, mais le sentiment d’être hâtée dans mon processus créatif empêche mes idées de germer. Entrecouper mes journées de rendez-vous visio, par exemple, c’est mettre à mal mes dispositions à écrire. Au bûcher, les contraintes !

 

La team névrosée la méprise

Moi, Notion, j’en ai un peu rien à faire. Découper mes processus rédactionnel en mini-étapes et tracker mon temps ? Nahhh. Pas le time, justement.

Au mieux, mes notes sont dans mon téléphone. Au max, à peu près ordonnées dans un Google Sheets tout moche. Le seul truc que je tiens assidûment, c’est mon Google Calendar (rater un rendez-vous, ma phobie).Et franchement, ça me va plutôt bien.

Je pense que Héloïse, qui m’accompagne dans ma stratégie business, se demande encore comment j’ai fait pour mener aussi bien mon activité avec si peu d’organisation. Gloups.

 

De l’intérêt de mieux s’organiser se laisser vivre

J’admire les personnes ultra carrées et rigoureuses, parce que je n’ai pas du tout cette logique-là. Pas spécialement bordélique, mais à l’école j’en avais rien à faire de découper un truc pas droit, d’écrire n’importe comment ou de dépasser un peu quand je coloriais… And I still don’t give a f***.

Parce qu’aujourd’hui, j’estime que, du moment que je suis satisfaite de mon taf et que mes clients aussi, alors tout roule. La seule chose que j’ai besoin de contrôler, c’est ça, pour le moment. Ça me fait relativiser.

Après tout : est-ce que je veux être réputée pour mon style rédactionnel ou pour la rapidité de mes réponses par e-mail ?

Vous avez 4 heures.

✏️ Copy Crush

Parfois en français, parfois en anglais, selon mes trouvailles.

Qui a dit que cette rubrique serait seulement destinée à mes coups de cœur ? Ah, oui, moi-même. C’est vrai.

Mais comme je fais les règles, cette fois-ci, ça change : aujourd’hui, j’ai décidé de décrypter un contenu web assez… Plat.

Sachez que j’ai remué ciel et terre pour trouver une marque francophone 100% cool. Je n’ai pas trouvé ma pépite. Mais alors, des marques françaises qui ne font aucun effort pour être autre chose que chiantes comme la pluie, ça, y’en a à la pelle.

Bref. J’ai choisi une marque de fringues que vous connaissez peut-être déjà : Osâme Paris. Je vais donc décrypter 3 points édito qui m’ont déçue et donner des pistes d’amélioration.

DISCLAIMER : ça a l’air d’être une marque toute jeune, je me doute que la personne derrière cela débute et fait ce qu’elle peut, nulle cruauté de ma part – seulement un œil critique et des suggestions avisées. Mais avec mon ton incisif et des p’tites piques, comme d’hab.

 

Titre & slogan : portés disparus

À l’arrivée sur le site, première déception : pas de titre ni de slogan sur la page d’accueil.

Suggestion ✨ glow up ✨: Ici, une courte phrase catchy aurait vraiment fait la différence. Des marques françaises bobo-parisiennes-éthico-upcycling à 180€ la blouse, on peut en citer mille. Ici, il y avait l’occasion de se démarquer, d’ajouter une touche personnalisée. Quelques mots qui accrochent le regard et donnent une idée de l’identité de marque, de sa promesse de valeur. Mais à la place, on a… Ça.

 

Naming produits : peut mieux faire

Ensuite, côté naming produits, on a… Accrochez-vous à vos slips, c’est vraiment HYPER ORIGINAL… Des prénoms féminins. Comment voulez-vous vous démarquer sur un marché saturé ? Certainement pas comme ça.

Puisque tout le monde fait la même chose, c’est vraiment pas siiii compliqué de se démarquer. Bon, faut oublier aussi les noms inspirés de destinations de voyage.

Suggestion ✨ glow up ✨: Je vois que la collection s’appelle “La Bohème” (*tousse* il aurait éventuellement fallu vérifier le sens de ce mot, pas forcément adapté à une robe vendue 200 balles *tousse*)… Pour ma part, je serais partie sur des pistes de mots/associations de mots évoquant la légèreté, le romantisme et les rayons du soleil. Un peu dans l’esprit de mon travail sur les bouquets de fleurs séchées Interflora (sauf “Champ Fleuri” pour lequel je décline toute responsabilité, wtf).

 

Fiches produits : snif

Génériques et sans aucune personnalisation, c’est bien dommage. Avoir de jolies photos produits, c’est bien. Mais cela ne suffit plus à faire que les gens achètent.

Suggestion ✨ glow up ✨: Il y aurait tant de choses cool à écrire ! Si la cliente a une info à retenir, ici, ce n’est certainement pas la taille du mannequin qui porte la blouse. C’est le bénéfice qu’elle aurait à tirer de cet achat.

Pour cela, il faudrait enrichir les pages produits d’une description captivante, de mots qui procurent des émotions, qui décrivent la sensation du tissu sur la peau… Il ne faut pas oublier que les gens n’achètent pas des produits mais des expériences : si on cherche une jolie blouse fluide et vaporeuse, c’est pour se sentir belle pendant cette soirée d’été tant attendue. C’est pour se féliciter d’avoir réussi cet examen. Pour flâner au marché du village un dimanche matin.

3 leçons à retenir :

  • Le diable est dans les détails ; petits mots, grande impression ! Soignez vos textes, même s’ils font 5 mots.
  • Si la concurrence fait quelque chose, pour l’amouuuur du Ciel, ne la copiez pas : partez dans une direction éloignée, voire opposée.
  • Tout ce que l’on écrit reflète son positionnement. Des emoji sur un site de marque prétendument haut de gamme ? J’ai un doute.

🍭 Minute Pop(illon)

Vu :

📺 Derry Girls (Netflix)

Qu’est-ce que je peux rire devant cette série. On y suit des ados qui grandissent en Irlande du Nord, dans les années 90, au beau milieu du conflit politique. C’est loufoque, j’aime tellement les personnages.

Lu :

📖 30 discussions pour une éducation antisexiste – Elisa Rigoulet & Pihla Hintikka

Pour le moment, les seuls êtres vivants que j’éduque, ce sont mes chats. Mais soit. Ce livre est très pertinent et donne matière à répondre à ses enfants et globalement, aux pires clichés. Comme »La nature a doté les mères d’un instinct que les pères n’ont pas ». Envie de cramer des trucs.

🌷 Ety-mot-joli

Chaque mot a son passé. Parfois insoupçonné, souvent surprenant… 👀

« Tohu-bohu » :

Il a une sonorité marrante, ce mot, non ? Justement, il est synonyme de plusieurs bruits entremêlés. C’est un joyeux bordel, de vacarme, de ramdam, de charivari… Oui, le tohu-bohu est tout l’inverse du calme et de la tranquillité.

Côté étymologie, « tohu-bohu » renvoie à un désordre grave, où les choses sont sens dessus dessous. L’expression nous vient tout droit de la Genèse : « tohou wabohou », terme hébreu biblique qui représente le chaos primitif, l’état initial de la terre, avant l’intervention de Dieu pour organiser sa création.

On arrive au bout de cette nouvelle édition ! Merci de m’avoir lue jusqu’ici.

Vous avez appris des trucs ? Vous avez juste kiffé ? Des questions, des suggestions ? Vous savez où me trouver.

See you le 27 mai ! Même heure, même endroit.

Chloé

Au fait, moi c'est Chloé

Ensemble, (ré)imaginons votre propre voix et rendons-la reconnaissable entre toutes.

Copywriting version DIY

Mes templates de séquences mail prêtes à l’emploi,

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Texte entre amies

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