#43 – Revival en 2025 🆕

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Club Édito #43

17 janvier 2025

Revival en 2025

Temps de lecture estimé : 13 minutes, 42 secondes.

Cher Club Édito,

On respire.

2024 n’a pas été votre année ? High five, pas forcément la mienne non plus. Si mon activité s’en est plutôt bien sortie, moi moins. Je n’ai sorti la tête de l’eau qu’après 1 mois de vacances en août dernier. Et je sais très bien décorréler les deux, c’est peut-être pour ça que je suis encore dans le game. On ne compte plus le nombre de freelances qui ont déchanté en 2024.

Soyons honnêtes : une année, c’est long. Il peut se passer tellement de choses ; ce ne sera pas toujours beau ni glorieux. Si vous avez juste réussi à tenir la barre en 2024, comme moi, eh bien franchement, c’est déjà énorme.

Parce que non, chaque année n’a pas besoin d’être un festival de « croissance folle » ou de « victoires à tous les étages ».

C’est d’ailleurs pour ça que je ne partage pas mes « succès » de fin d’année ni de bilan détaillé. Parce que ce ne sont que des instants figés, des micro-éclaircies dans un tableau bien plus complexe.

Gérer une entreprise, c’est dur. Et le faire en solo, c’est carrément de la haute voltige.

Les moments de gloire, c’est cool, mais soyons réalistes : ils se font souvent rares entre les galères, les doutes, et les « mais qu’est-ce que je fais de ma vie ? ». Et parfois, écrire ses « victoires » peut presque sembler faux, ou du moins réducteur, face aux montagnes russes qu’on traverse.

Je n’ai jamais eu pour habitude de vous vendre du rêve sur le freelancing ou l’entrepreneuriat. En fait, je suis plutôt du genre à dire que ce n’est pas fait pour tout le monde. Ce n’est pas toujours simple, ce n’est pas toujours fun.

Mais voilà l’essentiel : à la fin de la journée, ce n’est qu’un job. Votre travail ne définit pas qui vous êtes. Alors, si vous sentez que 2024 n’a pas été votre année côté entreprise, pas de panique. Ça ne dit rien de votre valeur.

Petite confession : je ne fixe jamais de grands objectifs pour l’année à venir.

Mon seul vrai « goal » ? Être encore freelance à la fin de l’année. Ne pas devoir retourner dans un boulot à temps plein. Tout le reste, franchement, c’est secondaire.

Chaque freelance a son propre chemin, son propre rythme. Et c’est ça la beauté de ce métier : vous avez le droit de faire les choses à votre manière. Comparer votre parcours à celui des autres, c’est la garantie de plomber votre moral.

Au lieu de ça, prenez un moment pour regarder d’où vous partez.

  • Vous avez construit une entreprise à partir de rien.
  • Vous gagnez de l’argent en faisant ce que vous aimez.

Et ça, ce n’est pas un petit truc.

Alors bravo à vous. Sérieusement. Prenez une grande inspiration, et attaquons 2025 ensemble !

Pour cette première newsletter de l’année, j’ai hésité à vous rapporter le drama Body Minute, mais je pense que ça a été vu, vu et revu. Si vous vivez dans une grotte, je vous laisse rattraper cette fabuleuse histoire qui démarre sur des TikTok humoristiques et s’achève, cette semaine d’ailleurs (je vous écris ça le 12/01), sur un procès :

video preview

RIEN NE VA dans la réponse de l’entreprise Body Minute. Entre l’appel au cyber-harcèlement et la tentative de faire volte-face au lieu d’avoir une réaction constructive… C’est évidemment un bel exemple de gestion de com de crise catastrophique qui sera sans doute étudié par des élèves dans mon ancienne école de communication – je n’en doute pas.


Allez…

Bonne lecture !

Chaque jour est un peu plus surprenant que le précédent, sur Internet.

Vous vous souvenez de la marque Pantène ? Peut-être que, plus jeune, des flacons de shampooing traînaient dans votre douche.

Au passage, je découvre que leur slogan (français et anglais) est (a été ?) : « Des cheveux si sains qu’ils brillent »

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Pantene Pro-V Hair 2000s Print Advertisement 2004 Brunette Smooth  Turnaround | eBay
Pub Pantene de 2004.

Cette marque, que l’on associait surtout aux pubs cheveux lisses-et-parfaits des années 2000, fait un retour fracassant sur… TikTok.

Oui, TikTok, là où tout (et n’importe quoi) peut devenir une tendance mondiale en 48 heures. Pas d’appli ? Pas grave.

Je vous explique pourquoi tout le monde parle à nouveau de cette marque que l’on pensait rangée au placard avec le Dream Matte Mousse, l’Eau précieuse et le gel Vivelle Dop.

Pantène : la nostalgie boostée à l’algo

Soyons honnêtes : Pantène, c’est le shampoing qu’on trouvait chez nos parents, dans les rayons d’hypermarché, et qui sentait fort le « propre » (et les 3678 produits chimiques). Pas très sexy en 2025, où l’on veut bannir tout silicone et autres cochonneries de sa salle de bains, non ? Et pourtant, TikTok a décidé qu’il était iconique.

Oui, même à l’ère où on est prête à lâcher 40 balles dans un shampooing pour qu’il soit, entre autres, doté d’une compo clean et cruelty-free (bonjour, oui, c’est moi).

Résultat : des millions de vues, une explosion des ventes et Pantène qui redevient tendance, surtout auprès de la Gen Z. Une vraie masterclass en recyclage d’image de marque.

On décrypte le retour de Pantène ?

Pantène, c’est une marque que beaucoup d’entre nous connaissent depuis l’enfance. Cette familiarité joue sur nos émotions. En marketing, cela s’appelle l’effet de mémoire implicite : plus une marque fait partie de notre passé, plus on a tendance à lui faire confiance.

Avec TikTok, cette nostalgie a été transformée en une nouvelle opportunité, celle de moderniser la marque. Les créateurs présentent Pantène non pas comme « un vieux produit », mais comme une solution intemporelle qui est dans le paysage capillaire depuis un bail et qui fonctionne encore aujourd’hui.

Avec ses 1,562 milliard d’utilisateurs actifs en janvier 2024, TikTok est devenu un acteur majeur dans l’émergence des tendances. Les marques l’ont bien compris et misent sur des contenus authentiques pour toucher leur audience. Pantène, en s’invitant dans les vidéos de créateurs, profite de cette dynamique pour rajeunir son image et séduire une nouvelle clientèle.

L’esthétique « clean girl » et l’obsession des cheveux parfaits

Une autre raison du succès de Pantène est son alignement avec la tendance esthétique du moment : le look de la clean girl. Cheveux lisses, brillants, bien coiffés… Tout ce que promet Pantène dans ses campagnes publicitaires depuis des années.

Sur TikTok, la beauté, notamment capillaire, est devenue une obsession. Des routines capillaires virales, des conseils pour réduire les frisottis, ou encore des discussions sur les silicones dans les shampoings (contenus dans Pantène) alimentent l’idée que ce produit puisse donner des résultats immédiats et visibles.

Mais Pantène n’est pas juste une heureuse victime de l’algorithme. La marque a travaillé activement pour rajeunir son image :

  • Ils ont offert des produits gratuits à des micro-influenceurs pour créer un effet boule de neige.
  • Pantène communique sur ses ingrédients comme la biotine ou la kératine, répondant à l’intérêt croissant pour les soins capillaires « scientifiques ».
  • Avec un positionnement prix raisonnable, Pantène se place comme une alternative abordable aux marques de luxe, sans sacrifier les résultats visibles.

L’engrenage de la « validation sociale » et la viralité

TikTok crée un sentiment d’urgence et de FOMO (fear of missing out). Je vois h24 des produits skincare que j’ai envie d’acheter parce que des personnes m’en parlent sur TikTok. Et je trouve qu’il est très difficile de distinguer la pub/l’influence des contenus sincères (plus rares) sur cette plateforme.

Or, quand on voit des milliers de personnes tester un produit et l’encenser, on est plus susceptible de l’acheter, même si on n’en a pas vraiment besoin. Cette pression sociale est amplifiée par la section commentaires.

Pantène n’est pas un cas isolé. D’autres marques accessibles et historiques, comme Maybelline avec son mascara ou CeraVe pour les soins de la peau, ont elles aussi connu un regain de popularité grâce à TikTok. Ces marques surfent sur l’idée que l’efficacité ne doit pas forcément coûter cher.

Mais, est-ce vraiment nouveau ?

Spoiler : non. Pantène n’a pas changé sa formule en profondeur. Ce qu’on achète ici, c’est surtout une nostalgie réinventée par TikTok, qui a un don pour transformer des classiques oubliés en objets de désir.

L’algorithme joue sur notre besoin constant de validation (« Si tout le monde en parle, ça doit marcher ») et notre addiction aux tendances. Mais est-ce que ça marche vraiment ? Eh bien… Ça dépend. Héhé.

En résumé : Pourquoi Pantène est redevenu tendance ?

  • TikTok a permis à la marque d’atteindre un public plus jeune avec des vidéos virales.
  • La nostalgie et l’accessibilité ont renforcé l’attachement émotionnel des consommateurs.
  • Pantène a su s’aligner sur les tendances actuelles comme le look clean girl.
  • Une stratégie marketing proactive a capitalisé sur cette viralité.

Pantène a donc parfaitement utilisé TikTok comme un tremplin, jouant sur des leviers psychologiques puissants tout en adaptant son image à des attentes modernes. Et le plus fou, c’est qu’avec un peu de lumière flatteuse et un bon storytelling, ils nous rappellent que même des classiques peuvent redevenir sexy.

Pendant ce temps, sur YouTube : stop la frénésie !

Mais attention, derrière cette effervescence se cache une réalité moins glamour. Les tendances éphémères poussent à la consommation rapide, souvent au détriment de l’environnement et de notre portefeuille. Je vous recommande grandement de regarder ce documentaire Netflix, que j’ai regardé entre deux déballages de cadeaux : ça calme – et c’est aussi très édifiant d’un point de vue de marketos

Buy Now: The Shopping Conspiracy | Netflix Media Center
Des anciens employés de géants de l’e-commerce (Amazon, Adidas etc.) dévoilent les tactiques employées pour pousser à la (sur)consommation.

Pendant qu’une partie de TikTok nous hurle d’acheter le volume XXL de shampoing, on retrouve d’un autre côté et sur YouTube un autre mouvement monte en puissance, plus silencieux mais tout aussi influent : le Project Pan et le Low Buy.

  • Project Pan ? Sortir de ses placards tout ce que l’on a acheté pour se rendre compte de notre surconsommation et terminer ce qu’on a avant d’acheter du neuf.
  • Low Buy ? Limiter drastiquement les achats pour se concentrer sur l’essentiel (et faire des économies, accessoirement).

Ces mouvements, nés sur YouTube, séduisent ceux qui en ont marre de se laisser dicter leurs besoins par les algorithmes. Une consommation plus consciente qui, soyons clairs, va à contre-courant de la culture TikTok.

J’avoue qu’en ce début d’année, je me suis laissée happer par ces mouvements ; j’avais déjà envie d’un grand tri chez moi et de raisonner mes achats, ce genre de tendance slow me donne envie de faire davantage attention.

Les tendances aux deux extrêmes

Si on gratte un peu, on réalise qu’on oscille entre deux extrêmes : d’un côté, on est happé·es par la frénésie de la nouveauté, pilotée par des algos qui connaissent mieux nos désirs que nous-mêmes. De l’autre, on surcompense avec des démarches « slow » pour calmer nos remords (et nos poubelles qui débordent).

Ce qui est fascinant, c’est le grand écart entre ces deux tendances. D’un côté, TikTok joue sur nos instincts primaires : envie, immédiateté, validation sociale. De l’autre, YouTube et le Low Buy nous rappellent que consommer, c’est aussi un acte politique et environnemental.

Alors, où se situe la vérité ? Peut-être dans un équilibre subtil. Se faire plaisir, mais pas sous pression. Acheter, mais avec conscience. Et surtout, se rappeler que ce n’est pas TikTok qui devrait décider de l’état de nos étagères de salle de bain.

Conclusion : qui contrôle nos choix ?

Le phénomène Pantène sur TikTok, c’est l’exemple parfait d’un produit classique remis en lumière par un bon storytelling. Est-ce que ça vaut le coup d’essayer ? Pourquoi pas. Mais à condition de ne pas tomber dans l’achat compulsif. Et, si vous êtes tenté·e par le Project Pan, commencez par finir ce shampoing entamé depuis 6 mois avant de vous jeter sur le dernier produit tendance.

La vraie tendance, en 2025 ? C’est celle qui nous fait consommer avec sens, pas sous influence.

Disclaimer : comme d’hab je fais pas la morale ici, je partage simplement mes réflexions. En aucun cas je ne suis pas un exemple de consommation : même si je m’attache à acheter un max en seconde main, j’ai un abonnement Amazon Prime. Personne n’est parfait et l’humain est rempli de contradictions, c’est ça la vraie vie. We listen and we don’t judge!

On en parle ?

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Vous avez trouvé la coquille ?

Quand une coquille devient un coup de génie

Dans l’univers impitoyable du branding et de la pub, une coquille, c’est LA bête noire. Pourtant, Coors Light a prouvé qu’une simple coquille peut se transformer en pépite d’or marketing.

A billboard in New York City's Times Square displays the Coors Light advertisement with the misspelled slogan: "Mountain Cold Refershment."

Imaginez un instant : votre marque illumine fièrement Times Square, vos annonces tapissent les journaux nationaux… Et là, le choc. Une faute d’orthographe effarante, deux lettres ont été inversées et laissées par mégarde : refershment au lieu de refreshment. Cauchemar absolu, non ? Pas pour Coors Light. La marque a choisi de transformer cette bourde en un coup de maître marketing.

Avec une bonne dose d’humour et d’autodérision, Coors Light a présenté ses excuses en blâmant le lundi (« Case of the Mondays »), tout en remerciant ses fans pour leur indulgence.

Mais la vraie astuce ? Transformer cette erreur en une opportunité. Naît alors Mondays Light, un « packaging limité » pour adoucir les lundis post-Big Game, réputés comme les plus difficiles de l’année.

Instagram users had a good time commenting on the misspelled ad on the Coors Light page.

Au lieu de paniquer, ils ont décidé de tirer parti de leur maladresse et d’en faire une initiative qui résonne avec leur public. En jouant la carte du relatable, Coors Light parle directement à ses consommateurs, qui voient dans cette coquille une marque humaine, authentique et proche d’eux. Après tout, on a tous connu des lendemains difficiles et des lundis où on est à la ramasse.

Résultat ? Une campagne qui associe humour, timing parfait et storytelling. Rep à sa, Body Minute.

Coors Light "Mondays Light" case

Leçon à retenir : parfois, il ne s’agit pas d’éviter les erreurs, mais de savoir comment les tourner à son avantage.

Une marque qui joue sur l’humour et l’authenticité crée un lien sincère avec son audience. Les consommateurs, fatigués des publicités trop parfaites, apprécient ces petites imperfections transformées en opportunités. Cette campagne nous rappelle que, parfois, les erreurs humaines sont le meilleur moyen de paraître… eh bien, Humain.

Je ne sais pas par où commencer !

Cette année démarre sur les chapeaux de roue, si bien que je dois fermer mes appels découverte pour me concentrer sur mon travail effectif pour les client·es ! Ces moments d’échange reprendront mi-février. Merci pour votre confiance et votre enthousiasme !

Mes prochaines (et dernières) disponibilités sont actuellement en mars pour du naming, des séquences e-mails et landing pages.

Si vous avez besoin de textes tout neufs pour votre site Internet, ce sera en avril. Et les personnes qui ont déjà bossé avec moi ont la prio dans mon planning, évidemment (dans la limite du raisonnable).

Consultez mes prestations

À ce jour, le seul moyen de travailler avec moi en mode Fast Pass dans la queue de Space Mountain à Disney (d’où je vous envoie ce mail aujourd’hui), c’est de réserver une heure de consulting individuel Pen Talk.

En compilant ces 3 films, je m’aperçois que chacun met dans le pire mood, à sa manière. Ces recommandations sont à suivre à vos risques et périls émotionnels. La série, elle, ne met pas dans un mood pourri. Le livre non plus. Je crois.

Vu/lu :

Bird

Une histoire onirique/poétique de « coming of age » teintée de misère et de violence, pas toujours facile à regarder. Et j’aimerais qu’un jour, juste une fois, Barry Keoghan joue autre chose qu’un mec dérangé ou addict. Ça commence à me lasser !

We Live In Time

Dès les 5 premières minutes, j’ai su que je ferais que CHIALER devant ce film !

La Zone d’Intérêt

Très dérangeant, ce film contemplatif dépeint la Shoah depuis la vie normale de la famille d’un chef SS… Sans jamais la montrer. L’arrière-plan audio et les détails visuels font tout le travail. Ça tout d’un film d’horreur mais c’est, littéralement, la réalité pas si lointaine.

Six Feet Under

Je suis plongée dans cette série culte, en ce moment ! C’est drôle de voir qu’elle a plus de vingt ans mais qu’elle a bien vieilli. Humour caustique, drama et personnages attachants sur fond de… Pompes funèbres (je vous ai dit que j’étais une personne joyeuse ?).

Célèbre (Maud Ventura)

Lu pratiquement d’une traite (une soirée/un midi/une soirée), j’ai adoré ce livre. Il faut dire que je nourris une passion pour les personnages complexes et absolument odieux.

Liens et lectures que je partagerais dans notre group chat.

Ah et cette liseuse nouvelle génération me terrifie.

*

Merci de m’avoir lue, merci de votre fidélité, cette newsletter aua bientôt 3 ans et c’est toujours un kiff pour moi de vous écrire.

On se retrouve bientôt !

Chloé

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Chloé Kieffer

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