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Cher Club Édito,
Joyeuse fête de la Bastille 🇫🇷
Merci pour vos réponses en stories et vos retours étayés, concernant la relance d’e-mails non-ouverts. J’en retiens que nous sommes très similaires : vous aussi, vous laissez s’accumuler les newsletters (même vos préférées) jusqu’à ce que vous ayez le temps de les ouvrir et, a fortiori, de les lire. La tendance allant plutôt vers le « laisse-moi tranquille Chloé je te lirai quand j’aurai le temps », je ne vous embêterai pas, alors !
Maintenant, avant d’entrer dans le vif de cette newsletter…
Je sais ce que vous vous demandez.
« Est-ce que Chloé a eu ses places pour Taylor Swift suite au fiasco ? »
Eh bien, la réponse est oui et non. J’attends le report de la vente française annulée ce lundi, journée funeste passée à fixer mon numéro dans la file d’attente Ticketmaster. Mais comme j’avais eu le nez creux, j’ai obtenu l’accès à de nombreuses dates européennes. J’ai donc pris des places ailleurs, en attendant.
Couper la tête de TicketMaster et de son foutu monopole ? J’en rêve.
Je suis dans un mood un peu révolté du coup, ça se sentira certainement dans cette newsletter. Par chance, je sais que vous aimez quand je rage. Let’s go!
💭 brèves pensées, pensées (pas si) brèves
PSA : Avant que tout le monde monte sur ses grands chevaux avec des stories indirectes ou autres manigances intelligentes, comme d’hab, mes propos n’engagent que moi.
Si y’a bien un truc que j’ai du mal à piger, dans le monde merveilleux de l’entrepreneuriat du web, du freelancing…
C’est l’injonction à facturer toujours plus cher ses prestations.
It’s a rich man’s world?
La semaine dernière, j’étais en appel découverte avec une freelance qui souhaitait que je rédige la page de vente de son nouvel accompagnement.
Je lui avais déjà donné mon tarif, je vous le dis aussi, ça vous servira pour la suite de l’histoire : à partir de 1250€ HT pour une page de vente (PDV), 2 allers-retours avec retouches, etc. Ça dépasse jamais les 2000€ HT.
J’aime bien détailler ma démarche et le choix de mes tarifs, mes valeurs de travail, donc je lui explique que c’est plutôt “correct” comme prix pour une PDV.
C’est là qu’elle me confie avoir eu une autre proposition à 3600€.
Je trouve ça absolument dingue. Et c’est pas la première fois que j’entends ça.
Et attention, je ne suis pas comme vos clients radins qui s’étouffent en mode “c’EsT tRoP cHeR” parce que vous avez daigné faire une propale à plus de 50€ le logo.
Je suis assez rationnelle et je connais le marché du freelancing. Duh, je suis moi-même freelance dans le marketing.
“On a vu la lumière, on est entré”
Mon secteur d’activité est réputé pour être assez onéreux, d’ailleurs bon nombre de personnes se dirigent vers le copywriting pour cette seule raison.
Si je dis ça, c’est parce que tous les jours, on voit des gens qui n’ont aucune affinité ni marketing ni littéraire (je dis pas ça pour être snob), débarquer sur le marché.
Je ne compte plus les vidéos/articles/threads Twitter à base de « 10 RESSOURCES POUR APPRENDRE LE COPYWRITING ET PROSPÉRER EN 3 MOIS 🚀 ».
Enfin bon, l’opportunisme dans le business et plus globalement, dans la prestation de service, c’est un autre sujet (tout aussi merveilleux). 🤡
Quoique. Ce sont typiquement ces personnes influençables à qui des gourous marketing ou autres coaches business répètent que pour gagner 10K du jour au lendemain sans rien faire, il suffit juste de vendre des trucs super vite faits, super chers.
BAH VOYONS.
Donc ces personnes n’ont aucune expérience dans, par exemple, le copywriting (transposez ça sur n’importe quel secteur d’activité en essor) et vont nous vendre des prestations ou formations hors de prix avec des arguments bidons.
Et au bout de 3 mois, ces personnes déchantent parce que, non, elles n’ont pas encore pu se payer une Porsche et 2 villas en Sicile. That’s too bad.
Le cas de la page de vente
Si le simple aperçu des mots “page de vente” ne rime pas avec “hors de prix” ou “Saint-Graal du copywriting”, pour vous, laissez-moi éclairer vos lanternes.
D’abord, une simple recherche Google. “Combien devrais-je facturer pour une page de vente ?”. Hum.
Ah oui ok, merci, ça m’aide.
De $500 à $10K, qu’ils disent. Non mais franchement.
Qu’est-ce qui justifie ce prix ?
Vous pouvez me parler de la valeur evergreen du livrable, le fait qu’il puisse être réutilisé à volonté par le client, le ROI du client, etc. Je trouve ça absolument irréaliste de facturer autant pour ce travail.
Obligée de parler de mon expérience pour que vous compreniez mon point de vue.
Entre nous, je pense être une conceptrice-rédactrice assez expérimentée, j’ai un portfolio solide, mes clients sont satisfaits de mon travail.
Pour autant, je ne suis même pas sûre que quand j’aurai 10 ans de carrière, je facturerai 3600€ la page de vente. On pourra en reparler à ce moment-là.
J’augmente mes tarifs chaque année mais je reste ancrée dans la réalité, en prenant en compte notamment la réalité de l’économie, de mes charges, mes objectifs financiers mais surtout MA CIBLE. Oui, en gras, souligné, tout ça !!
Pourquoi ?
- Je ne trouve pas que ce prix soit justifié, et je ne parle pas de me justifier auprès de mes clients, juste vis-à-vis de moi-même.
- L’envie de rester accessible, pour continuer à travailler avec d’autres freelances en parallèle de missions avec de grosses entreprises.
- J’offre une prestation simple, qualitative, efficace, straight to the point, à mon image. Pareil pour mes templates d’e-mails. Les trucs compliqués me saoulent. Or, si je triplais (!!!) mes tarifs il faudrait que j’offre monts et merveilles dans l’expérience client, espaces Notion à paillettes, je devrais tenir les clients par la main et…
J’ai la flemme de tout ça.
Moi, je suis comme Diam’s en fait, je veux juste kiffer. C’est-à-dire écrire, mettre les mains dans la stratégie marketing, bien faire mon taf et rencontrer des clients super cool, m’imprégner de leurs univers.
Du moment que l’on est rentable et honnête, pratiquer des tarifs normaux sans les gonfler, c’est cool aussi.
Voilà, c’étaient mes deux centimes sur cet épineux sujet. Et j’ai hâte d’en discuter avec vous, je suis ouverte au débat !
PS : si ça peut vous rassurer, je n’ai JAMAIS eu de bons échos à propos du travail des prestataires qui vendent des pages de vente à 3 SMICs et plus. Jamais.
✏️ good cop(y), bad cop(y)
Parfois en français, parfois en anglais, selon mes trouvailles.
Cette semaine, mood léger : voici un méli-mélo de copy vue ça et là sur les Internets. C’est en anglais, oui, mais vous pouvez m’envoyer des campagnes ou des morceaux de textes francophones, si ça vous dit. J’en sélectionnerai pour ma prochaine newsletter !
- Coca-Cola : je pense que leur copywriter est dealer. Ou l’inverse. Les gouttes de c0ke, euh… Bon…
- McDonald’s : « On pourrait dessiner des motifs avec la mousse de lait et vous faire payer plus cher. Mais on ne le fait pas »
Exactement mon propos dans la rubrique précédente. Hé hé.
- Duolingo : ou comment dire de manière fun que les développeurs sont en train de réparer les bugs de l’application.
- Je viens de passer le week-end à monter et descendre de la Central Line, les gens ayant déjà vécu à Londres savent, la chaleur sur cette ligne est comparable à celle de l’enfer (vu qu’elle est loin sous terre). Donc cette campagne est incroyable, par son placement (dans une station de la Central Line) et par le fait que, well, c’est une pub de déo et que ça chlingue à fond dans ce métro.
« Old Spice » c’est quand même chelou comme nom, pour du déo.
- Londres, again : la station de métro Barbican à Londres (bon, ils auraient pu peindre le tout en rose tant qu’à faire non ?)
Le slogan de Barbie étant « You can be anything ».
J’espère que ce format vous a plu, auquel cas je continuerai de vous partager régulièrement des inspis copy tout droit sortis de mon dossier spécial !
🦋 minute pop(illon)
Vu :
Toute la beauté et le sang versé
Un film documentaire très touchant sur la photographe Nan Goldin, ses combats artistiques et politiques, notamment sa lutte contre la famille Sackler qui est à l’origine de la crise des opioïdes aux USA.
Lu :
Les amies – Nolwenn Le Blevennec
J’ai pas encore décidé si j’avais vraiment aimé, mais je l’ai lu d’une traite. C’est un roman sur l’amitié de 3 femmes, sa complexité, ses périls, etc. Dites-moi si vous le lisez cet été !
🔗 bookmark’d
Les drapeaux c’est pas que je suis devenue chauvine ni ✨ cItOyEnNe dU mOndE ✨, c’est pour vous indiquer les contenus en anglais ou en français.
- 🇫🇷 La Vierge, icône de la pop culture ? (podcast)
- 🇺🇸 Au cours d’un massage, je me demande souvent d’où vient la musique du spa. Pas vous ?
- 🇫🇷 Et surtout, pensez à économiser l’eau 🥰 #EatTheRich
- 🇺🇸 Les tendances emojis des 10 dernières années 👁️👄👁️
- 🇺🇸 Éblouie par l’ampleur de la stratégie marketing de Barbie
- 🇫🇷 Difficile d’être engagé.e et générer de la thune
- 🇫🇷 Si vous voulez contourner l’interdiction temporaire française et installer Threads
Et tout ce dont j’ai hâte dans la pop culture : la S02 de The Summer I Turned Pretty, Barbie la semaine prochaine, la dernière date de la tournée « Love On Tour » de my babe Harry en Italie le 22/07 (évidemment que j’y vais), poursuivre la lecture de Yellowface, Taylor qui (res)sortirait son album 1989 le 01/09, bref : what a time to be une ado de presque 29 ans.
🌷l’éty-mot-joli
Chaque mot a son passé. Parfois insoupçonné, souvent surprenant. 👀
« freelance » : en 1819, le terme « free-lance » était utilisé par les anglophones pour désignerles soldats qui offraient leurs services contre rémunération plutôt que d’être liés par la loyauté envers le roi. C’est dans les années 1970 que le mot « freelance » a pris sa forme actuelle, sans trait d’union, pour désigner les travailleurs indépendants !
Merci de m’avoir lue jusqu’ici 🙂
Pour info, les prochaines éditions seront envoyées les : 28 juillet, 11 août, 8 septembre. Nouvelle pause estivale, because why not.
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Chloé Kieffer
Copywriter et créatrice de la newsletter Club Édito
Travaux récents :
🎙️ Podcast : la FAQ (1/2) des obsédées textuelles
✏️ Article : 12 accessoires et vêtements incontournables pour l’été
✏️ La page de vente de Pauline (qui a déjà vendu 12/14 accompagnements !)
✏️ Le site de Paulina