#46 – Alerte pop star qui sauve des toutous 🐕‍đŸŠș

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Club Édito #46

18 avril 2025

Alerte pop star qui sauve des toutous 🐕‍đŸŠș

Temps de lecture estimé : 10 minutes, 28 secondes.

Cher Club Édito,

Je prends un moment de mon week-end pluvieux entre ami·es pour vous écrire. Oh, comme cette newsletter me manque !

Je ne vous oublie pas, loin de lĂ . C’est juste que ces derniĂšres semaines, j’ai Ă©tĂ© happĂ©e par une pĂ©riode floue mais ultra stimulante oĂč les choses se prĂ©parent, se peaufinent, mijotent, en attendant de prendre leur vrai Ă©lan.

J’ai mis en place les fondations de mon tout nouveau mentorat (il dĂ©marre bientĂŽt, ça mijote encore), j’essaie de trouver un rythme avec mes clients sans me transformer en machine Ă  livrer du contenu, et j’apprends Ă  prĂ©server ce qui me nourrit : lire, observer, jouer, dĂ©connecter, profiter de quality time et du soleil.

Alors aujourd’hui, je me suis posĂ©e. J’ai rassemblĂ© tous les cas marketing qui m’ont fait lever un sourcil ou applaudir, les liens sauvegardĂ©s pour le jour oĂč je pourrais vous Ă©crire.

Bref, dans cette Ă©dition du Club, je vous parle de ce que le marketing fait de mieux : bousculer nos habitudes, provoquer une rĂ©action, et parfois
 Changer des vies (oui oui, mĂȘme en renommant un labrador en Taylor Swift) ?

Bonne lecture !

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Vous vous souvenez de l’époque oĂč l’eau, c’était soit Evian (rose et pure), soit une bouteille en plastique sans Ăąme, vendue par pack de 6 ?

Eh bien, oubliez tout ça.

Depuis mon passage aux US en octobre dernier, j’ai une marque d’eau minĂ©rale qui me reste en tĂȘte. Oui, de l’eau. Celle qui sort de votre robinet pour la modique somme de 0,003 centime le litre !

Mais cette eau-là
 est vendue en canette. S’appelle Liquid Death.
​ Et vaut 1,4 milliard de dollars. Oui, vous avez bien lu. 💀

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Une eau qui « tue la soif ». Littéralement.

Liquid Death, c’est l’histoire d’un mec (Mike Cessario) qui, en regardant des musiciens boire de l’eau dans des canettes Monster lors d’un Warped Tour, s’est dit :

« Pourquoi est-ce que rien de bon pour nous n’est jamais dans une canette ? »

Il a mis cette idĂ©e sur pause pendant 6 ans, l’a ressortie
 Et bam, il a eu une vision :

Et si on faisait une *fausse* marque d’eau pour se moquer des energy drinks ? Ce n’était plus une blague.

J’ai eu envie de vous en dire un peu plus sur cette stratĂ©gie.

Le marketing mortel de Liquid Death ‱ GIE La Boüte Boisson
​

1. Cherchez l’idĂ©e la plus dĂ©bile

LĂ  oĂč la majoritĂ© des brainstorms consistent Ă  “trouver la bonne idĂ©e”… Chez Liquid Death, on commence par : “C’est quoi l’idĂ©e la plus con qu’on pourrait avoir lĂ  tout de suite ?”

RĂ©sultat ? De l’eau qui ressemble Ă  une biĂšre, s’appelle « Liquid Death », et est marketĂ©e comme un energy drink satanique. Un positionnement tout sauf rationnel, logique. Et donc, inoubliable.

Les idées novatrices ne se trouvent pas dans la logique. Elles naissent dans le bordel créatif !

2. Trouvez votre créneau

Quand Cessario a Ă©tudiĂ© le marchĂ© de l’eau minĂ©rale, il a vu :

  • Des marques qui vendent de la puretĂ©, du bien-ĂȘtre, du yoga
  • Aucune qui s’amusait, aucune qui dĂ©rangeait !

Il s’est engouffrĂ© dans la brĂšche. Pas besoin de faire mieux. Il a fait diffĂ©rent.

3. Visez l’attention, pas la vente

Liquid Death ne cherche pas Ă  vendre de l’eau. La marque cherche Ă  ĂȘtre la meilleure chose que vous verrez aujourd’hui.

Comme le souligne The Drum, Liquid Death n’est pas *juste* une marque de boissons. C’est une entreprise de contenus, qui vend aussi de l’eau.

Leur stratĂ©gie ? Produire des campagnes publicitaires qui pourraient trĂšs bien passer pour des sketchs SNL, des clips de metal ou des vidĂ©os virales absurdes. La canette n’est qu’un prĂ©texte : ce qu’ils vendent vraiment, c’est de la culture, du fun, de l’audace.

Ils ont créé un objet de l’absurde : un univers pop, punk, un peu diabolique
 et profondĂ©ment cohĂ©rent. Ils savent qu’ils ne rivalisent pas avec d’autres marques d’eau. Ils rivalisent avec TikTok, Netflix, et les reels de chats.

4. Le produit, tout le monde peut le copier. La marque, non.

Ce n’est pas la composition de l’eau qui rend Liquid Death inimitable. C’est l’univers, le ton, l’ADN, les slogans absurdes. (“Murder your thirst.” “Don’t be scared. It’s just water.”)

Ils ne vendent pas de l’eau. Ils vendent un dĂ©lire ! Et quand on regarde leurs partenariats rĂ©cents, la ligne stratĂ©gique est limpide :

  • Une collab improbable avec Megan Fox et e.l.f. Beauty (la marque de makeup qui cartonne sur TikTok), autour d’une collection maquillage sanglante.
  • Un partenariat avec Madison Square Garden et des Ă©vĂ©nements sportifs. Oui, de l’eau comme sponsor dans un univers de biĂšre et de hot dogs.
  • Une couche pour ne pas sortir de la fosse pendant un concert (jpp)

Parce que Liquid Death a compris qu’une marque qui prend des risques est bien plus mĂ©morable qu’une marque “clean”. Ils ne jouent pas dans la catĂ©gorie “eau”, ils ont changĂ© de terrain de jeu !

5. Ils connaissent leur force

Mike Cessario ne sort pas de nulle part : il Ă©tait publicitaire. Il sait faire des pubs marrantes. Alors au lieu de parler hydratation et PH, il a tout misĂ© sur l’humour et le divertissement !

Dans l’interview donnĂ©e Ă  Marketplace, Cessario dit un truc qui m’a fait tilt :

“Nous vendons des Ă©motions, pas des propriĂ©tĂ©s fonctionnelles. Le produit est une commoditĂ©. Le branding, lui, est un actif.”

C’est exactement ce qu’on oublie souvent en copywriting : ce n’est pas ce que vous vendez qui compte, c’est comment vous le rendez dĂ©sirable.

Et quand tout le monde parle de “valeurs”, eux parlent de “Death to plastic”. Quand tout le monde veut rassurer avec des mots doux, eux font flipper, utilisent des mots tranchants. Et pourtant, ça donne envie !

Et au cas oĂč vous pensiez que ce n’était que du marketing bien ficelĂ© :
Liquid Death coche aussi une case qu’on n’avait pas vue venir.

Le clin d’Ɠil au mouvement straight edge

Mike Cessario, le fondateur, vient de la scĂšne punk/hardcore. Et il a grandi dans un univers oĂč on buvait de l’eau pendant les concerts
 Mais dans des canettes de Monster, pour ne pas avoir l’air “mou”.

Alors il a créé une marque d’eau pour les gens qui veulent avoir l’air de boire de la biĂšre sans se ruiner le foie. Un branding aussi sec qu’un pogo et clairement pensĂ© pour celles et ceux qui refusent l’alcool, la drogue, la norme, mais ont la flemme de se faire vanner ;).

Une eau straight edge, en somme. Pas detox, pas bien-ĂȘtre : badass.

Alors, est-ce que rĂ©inventer l’eau, c’est punk ? Ou juste un excellent coup de gĂ©nie publicitaire ? Probablement les deux !

La prochaine fois que quelqu’un vous dit que votre idĂ©e est “trop bizarre”, dites-lui qu’il y a une canette d’eau nommĂ©e « mort liquide » qui vaut un milliard !

Pas besoin d’ĂȘtre mainstream pour ĂȘtre bankable, juste de savoir capter l’attention et de ne pas la lĂącher.

Autre source : Why Liquid Death is so much more than a promotional fad​

On en parle ?

Répondez à cet e-mail ou venez échanger sur Instagram !

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Tu tapes “Taylor Swift The Black Dog” sur Google
 Et au lieu de tomber sur des paroles dĂ©chirantes issues de la chanson du mĂȘme nom, tu dĂ©couvres des boules de poils Ă  adopter.
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Tous noirs. Tous appelĂ©s
 “Taylor Swift”.

​

Et lĂ , tu te demandes : “Mais c’est quoi cette histoire ? ». Accroche-toi.

Le point de dĂ©part : l’injustice

Dans les refuges, les chiens (et chats) noirs sont les grands oubliĂ©s. Ils mettent jusqu’à 4 fois plus de temps Ă  ĂȘtre adoptĂ©s que leurs copains beiges ou tachetĂ©s. Pourquoi ?
​
Des clichĂ©s, des superstitions, des photos trop sombres sur les fiches d’adoption, et un syndrome bien rĂ©el : le Black Dog Syndrome.

Chaque annĂ©e, pendant les vacances d’étĂ©, les refuges se remplissent. Et les chiens noirs attendent. Longtemps.

Le twist de génie

En octobre dernier, l’asso SecondeChance.org, avec l’agence BETC Paris, a dĂ©cidĂ© de dire stop. Et au lieu de lancer une campagne classique “Adoptez un chien noir, il est gentil aussi promis jurĂ©â€â€Š Ils ont pris le virage pop culture. Et balancĂ© une campagne marketing d’anthologie (wink wink, les swifties).

L’idĂ©e :​
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Renommer tous les chiens noirs disponibles Ă  l’adoption en
 Taylor Swift. Pile au moment oĂč la chanson The Black Dog (oui, ça existe vraiment) cartonnait sur Spotify.

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RĂ©sultat ? Les internautes Ă  la recherche des paroles ou du clip sont tombĂ©s sur
 Des profils de chiens Ă  adopter. Des vrais. À cĂąliner, pas Ă  streamer sur Spotify !

Ce que ça a changé

Les profils historiquement les moins cliqués du site ont explosé les compteurs.
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Les mĂ©dias (BFM, Le Figaro, etc.) s’en sont emparĂ©s.
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Les adoptions ont décollé.
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Et les Swifties ont jouĂ© les relais de com’ sur les rĂ©seaux.

Tout ça sans un euro de budget média ! Juste une idée maligne + un moment culturel bien senti + une cause qui touche.

Et nous, qu’est-ce qu’on apprend de ça ?

  • Qu’une bonne idĂ©e > une grosse prod.
    Pas besoin de shooting, de motion design ou de campagne omnicanale. Juste un concept qui percute et touche les gens (je suis pile la cible hein, j’avoue).
  • Que la pop culture est un terrain de jeu sous-exploitĂ©. Quand une tendance cartonne, il y a toujours un angle pour la dĂ©tourner intelligemment.
  • Que l’algorithme est un levier.​
    Le référencement naturel a un sacré impact quand on sait jouer avec les intentions de recherche des gens.
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Mais surtout :

​Le marketing, le vrai, c’est pas vendre des trucs à tout prix.​
C’est crĂ©er des connexions. Des Ă©motions. Des changements de perception. MĂȘme (et surtout) quand il s’agit d’un vieux toutou noir qu’on aurait ignorĂ© autrement (snif).

Conclusion : adopt don’t shop ❀

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Je suis Ă  fooooooond dans la crĂ©ation de mon mentorat pour les copywriters juniors (en non-mixitĂ©) qui dĂ©marre en mai. J’en parle Ă  mon autre liste e-mail. Les candidatures sont d’ores et dĂ©jĂ  ouvertes. Pour avoir toutes les infos, rejoignez-moi ici. Vous pouvez aussi rĂ©pondre Ă  cet e-mail pour m’en dire plus sur votre situation, vos problĂ©matiques en tant que copywriter et/ou obtenir le lien du formulaire de candidature.

Si vous voulez qu’on bosse ensemble, je vous invite Ă  consulter mon site Internet et remplir mon formulaire de contact. J’ai peu de disponibilitĂ©s, mais on peut en discuter !
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​> Et ça c’est si vous avez besoin d’ĂȘtre rassuré·es​

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3, pas 5, car je passe mes soirées à jouer aux Sims. Donc 4, en fait, si les Sims comptent.
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Vu :

The White Lotus

J’ai trouvĂ© cette saison dĂ©cevante en comparaison avec les prĂ©cĂ©dentes, mais je dois dire que l’Ă©pisode final n’a pas déçu !

Mickey 17

Oooooh Rob <3 incroyable, touchant et trÚs drÎle dans ce rÎle qui étoffe un peu sa palette comédie !

Lu :

Hunger Games: Sunrise on the Reaping

Hyperfixation : le retour. Vivement le film fin 2026 !!!

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BOUSTROPHÉDON (n.m.)
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Un mot qui sonne comme un sortilĂšge d’Harry Potter
 Et qui cache une façon bien rĂ©elle (et ancienne) d’écrire !

Imagine-toi dans l’AntiquitĂ©, en train de graver des lettres sur une pierre. Tu Ă©cris une ligne de gauche Ă  droite. Puis au lieu de revenir au dĂ©but pour la ligne suivante, tu repars directement
 De droite Ă  gauche ! Et tu continues comme ça, en zigzag, ligne aprĂšs ligne, comme les bƓufs labourant un champ !

C’est ça, Ă©crire en boustrophĂ©don : suivre le mouvement de l’attelage (le mot vient du grec bous = bƓuf, strophĂȘ = tourner). Une ligne dans un sens, la suivante dans l’autre. Pas trĂšs pratique pour lire aujourd’hui, on est d’accord, mais diablement ingĂ©nieux Ă  l’époque.

Donc maintenant, quand un·e client·e change d’avis toutes les deux heures ou que ta to-do avance en zigzag, tu sauras : tu bosses en boustrophĂ©don.

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Liens et lectures que je partagerais dans notre group chat.

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Chloé Kieffer

RĂ©dactrice marketing et crĂ©atrice de la newsletter Club Édito

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